A partir des années 70, l'usage des produits chimiques s'est
accélérée pour assurer un développement des secteurs économiques
notamment le secteur de l'industrie et le secteur de l'agriculture. La
gamme de ces produits chimiques inclut les pesticides, les produits
chimiques de consommation et les carburants. La dissémination de ces
produits chimiques dans le monde entier présente des risques importants
sur la santé humaine et sur l'environnement particulièrement dans les
pays en voie de développement dépourvus des capacités techniques
suffisantes avec l'absence d'infrastructures appropriées pour leur
gestion sans danger. Pour répondre à un tel défi, plusieurs
instruments juridiques internationaux concernant des aspects
spécifiques ont été adoptés depuis la fin des années 80, entre
autre, le code international de conduite pour la distribution et
l'utilisation des pesticides, les conventions no 170 et 174 du BIT, les
Directives de Londres applicables à l'échange de renseignements sur
les produits chimiques faisant l'objet du commerce international, le
protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la
couche d'ozone, etc…Le Burundi a déjà adhéré à la plupart de ces
instruments et participe à leur mise en œuvre.En 1992, la conférence
des Nations Unies sur l'Environnement et le Développement (CNUED),
tenue à Rio de Janeiro (" Sommet de la Terre ") a adopté le
Programme " Agenda 21 ", un plan d'action pour le 21ème
siècle avec comme principe fondamental de réaliser un développement
durable qui satisfait les besoins du présent sans compromettre ceux des
générations futures. Tous les pays présents à la Conférence, y
compris le Burundi, se sont mis d'accord sur le but de réussir la
gestion rationnelle des produits chimiques à l'horizon 2000.En 1994, la
conférence internationale sur la sécurité chimique organisée à
Stockholm, en application des recommandations du programme "Action
21", a créé le FISC et a adopté les six domaines comme
priorités pour la gestion rationnelle des produits chimiques. Le FISC
est un mécanisme de coopération entre les gouvernements, visant à
promouvoir l'évaluation des risques chimiques et la gestion
écologiquement rationnelle des substances chimiques et à réaliser
ainsi le Chapitre 19 de l'Agenda 21. Le domaine d'activité E dudit
programme, intitulé "Renforcement des moyens et des capacités
dont dispose chaque pays pour gérer les produits chimiques",
comporte, entre autres, la recommandation de l'élaboration des "
profils nationaux ". Ceux-ci constituent des instruments de base
d'évaluation de l'infrastructure nationale de gestion des produits
chimiques. L'Institut des Nations-Unies pour la Formation et la
Recherche (UNITAR) a été mandaté pour appuyer les différents pays à
élaborer chacun son Profil National. En novembre 2003, le Burundi a
été représenté à la 4ème Session du FISC et a pu prendre
connaissance de l'existence du projet UNITAR/IOMC d'assistance aux pays
en développement pour Préparer leurs " Profils Nationaux ",
Etablir des priorités et Renforcer l'Echange d'Information pour la
Gestion Rationnelle des Produits Chimiques sous l'appui financier de la
Confédération Suisse et de l'Union Européenne. Son adhésion audit
projet a été conclue en Juillet 2004. Le présent profil a été
développé et validé en date du 10 mai 2005. Le document de Profil
National sur la Sécurité Chimique est sous les formats suivants:
- PDF
-WORD